ALBINOS MUSIC  (Oeuvres) posté le jeudi 31 mars 2011 10:09

Blog de ericmugnier :Le blog d'un artiste dérangé peu arrangeant, parfois arrogant et souvent enragé, ALBINOS MUSIC

Encres / Papier,  130 x 100 cm,  2011

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Laïcité: des hauts et débat  (Photos) posté le jeudi 31 mars 2011 10:05

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ON NE CHOISIT PAS SES PARENTS  (Textes) posté le jeudi 31 mars 2011 10:02

Et j'aurais tendance à dire heureusement, parce que dans le cas contraire, je ne suis pas certain que beaucoup d'êtres humains auraient envie de voir le jour. D'un autre côté, il faut bien reconnaître qu'élever un enfant n'est pas de tout repos. Il faudrait bien dix ou quinze ans d'étude avec une spécialisation garçon ou fille pour y arriver. Cela dit, comme rien n'est prévu en la matière, les gens s'improvisent parents et tentent d'inculquer à leurs rejetons les rudiments de la vie en société : respect, famille, travail, patrie, autant de conneries auxquelles on fait semblant de croire à défaut de quelque chose de sérieux à se mettre sous la dent. Et comme le respect est censé commencer par s'appliquer aux personnes responsables de votre existence, à savoir celles qui vous ont mis dans la merde, force est de constater que les choses ne se présentent pas sous les meilleurs auspices. Les parents, c'est quoi ? Un type qui sort de nulle part et une fille dont on ne sait pas grand-chose de plus, qui, par le plus ou moins grand des hasards, se rencontrent un beau jour, se plaisent vaguement et en concluent aussitôt que rien ne s'oppose plus à ce que le prince charmant glisse sa baguette magique dans le réceptacle prévu à cet effet chez la gente demoiselle afin d'y déposer son élixir d'amour. Il va sans dire que j'ai la larme à l'œil devant tant de noblesse et de beauté, et que j'ai toutes les peines du monde à ne pas éjaculer de bonheur quand je sais que neuf mois plus tard, si tout se passe bien (et je prie le Seigneur de toute la force de mes petits poings serrés pour que tel soit le cas), un petit animal humain va pointer le bout de son groin glaireux et ensanglanté à la lucarne maternelle et apercevoir pour la première fois la tronche d'alcoolique patenté de son crétin de père. Voici ton papa, mon chéri. Il te plait ? Euh... non, pas vraiment. Oui, je comprends. Qui, en voyant cela, ne serait pas tenté de rebrousser chemin illico et de retourner se planquer dans le nid douillet qu'il vient de quitter pour ne plus jamais en ressortir ? Manque de bol, dans ces cas-là, il y a toujours une espèce de médecin nazi sadique avec des gants en latex, un masque sur le nez et une paire de ciseaux à la main pour t'extirper manu militari de l'endroit que tu ne voudrais quitter pour rien au monde. Allez, sors de là, petit crotte. Arrête de brailler et dis bonjour au monsieur et à la dame. NON, POUR L'AMOUR DU CIEL, NE TOUCHEZ SURTOUT PAS A CE CORDON !!! Ce sont tes parents. NOOOONNNNNN !!!!!!! Oui, je sais, ils sont très laids, n'empêche que tu as intérêt à être gentil avec eux car ils vont s'occuper de toi jusqu'à ce que tu sois en mesure de te débrouiller tout seul et de fonder à ton tour un putain de foyer plein de tendresse et d'harmonie. Merde, j'en chialerais presque ! Autre chose : à l'adolescence, quand tu vas commencer (à juste titre, d'ailleurs, et ça ne va pas s'arranger) à te trouver moche, à avoir des boutons plein la gueule et à triquer en reluquant le cul et les nichons des petites putes de ta classe, évite les conneries du genre : « j'ai pas demandé à naître ». Evidemment, gros malin, que t'as pas demandé, puisque t'étais pas là ! Je sais ce que tu vas me dire : le problème, c'est qu'une fois que t'es là, c'est trop tard pour demander. C'est pas faux, mon grand, mais il fallait y penser plus tôt. Et puis tu verras, on s'habitue à tout, et de toutes les mauvaises habitudes la vie est probablement la plus difficile à perdre, car en dépit du fait que tu vas te faire chier comme un rat mort et t'en prendre plein la hure pour pas un rond, plus le temps va passer et plus tu vas te mettre à flipper à l'idée de casser ta pipe. Paradoxal mais vrai. Ça montre à quel point l'homme est con, non ? Bon, sur ce je te laisse, j'ai d'autres chattes à accoucher.

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LIBYE  (Textes) posté le jeudi 31 mars 2011 10:00

Jadis, on torturait et faisait rôtir les hérétiques au nom de Dieu. Puis, aux riches heures du colonialisme, c'est encore la religion chrétienne qu'on imposait par la force aux peuples dits « sauvages » de la planète, sous-hommes qu'il fallait impérativement soumettre ou exterminer. A présent, après l'Irak (150 000 civils exterminés, tout de même, mais chacun sait qu'on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs), c'est la « démocratie » que le gendarme occidental, nouveau Maître du Monde autoproclamé, comment dire... suggère fortement à coups d'avions de chasse et autres missiles de croisière aux récalcitrants du « progrès » social, ceux-là mêmes qui n'ont pour se défendre que les armes obsolètes vendues à prix d'or (ou de pétrole) par ses futurs agresseurs. J'avoue que je ne vois pas très bien en quoi ces méthodes diffèrent de celles des dictateurs incriminés, largement encouragés dans leurs coupables pratiques tant que l'occasion ne se présente pas de les remplacer par des dirigeants plus contrôlables et coopératifs. Ce sont les mêmes humanistes qui, il y a peu de temps encore, ont reçu le Monstre de Tripoli et satisfait sans broncher à toutes ses exigences, tentent aujourd'hui de se refaire une virginité tout en faisant main basse sur les richesses du pays. Les Américains (quelle surprise !), après une mise en route plutôt poussive, ont bien entendu pris au plus vite le commandement des opérations, soucieux de ne pas passer à côté d'une opportunité pétrolière de premier plan. Mais sans se mouiller, s'enliser dans le merdier, le Vietnam et l'Irak n'ayant pas laissé que de bons souvenirs. Non, de nos jours on se contente d'arroser l'ennemi depuis la mer et les airs, en toute tranquillité, à grands coups de frappes dites « chirurgicales » dont la précision n'empêche pas les sanglantes éclaboussures. On ne parle pas de bavures mais de « dommages collatéraux », toujours en référence à l'aspect culinaire des choses que j'évoquais précédemment. Naturellement, quand la Chine ou d'autres bafouent ouvertement les Droits de l'Homme, on leur adresse à l'occasion des remontrances polies, on exprime un désaccord de façade qui cette fois encore ne trompe personne, ou en tout cas ne devrait pas. Si demain les Chinois se révoltent et Hu Jintao (l'homme le plus puissant du monde, selon Forbes) fait tirer dans la foule, je doute fort que cela suffise à déclencher une troisième guerre mondiale. On lui dira que c'est pas bien et on prendra éventuellement quelques mesures de rétorsion mollassonnes à son encontre, mais ça n'ira pas plus loin. Sarkozy voulait sa guerre et il l'a eue. Une toute petite guéguerre, comme lui, mais ça fera bien dans son CV. Les avions de chasse qui rouillaient ici et là sont partis se dégourdir les ailes en Libye, histoire de justifier quelque peu leur coût d'entretien prohibitif. Merci, Kadhafi, de donner une occasion à nos pilotes de montrer qu'ils sont capables de tenir un manche pour autre chose que balayer le tarmac ou se palucher aux frais de la princesse. A l'argument massue asséné par les humanistes de service, faux-derches professionnels au compte en banque bien garni : « Peut-on décemment laisser les rebelles libyens se faire massacrer par les fidèles du Frère Guide de la Révolution, bédouin d'opérette mais vrai psychopathe », je réponds : « Oui, bien sûr, tout comme on peut laisser des millions de gens crever de faim, de maladie ou autre à travers le monde, et continuer à se goinfrer comme si de rien n'était ». J'ajoute qu'en son temps, après sa formation militaire en Grande-Bretagne, Kadhafi n'a eu besoin de personne (pas officiellement, en tout cas) pour renverser la monarchie d'Idris 1er (il est vrai malade, affaibli, et sur le point de passer la main à son fils). Il ne fait aucun doute qu'aujourd'hui, se débarrasser physiquement (et accidentellement, bien sûr) de Kadhafi, notoirement timbré, drogué, obsédé sexuel, mégalomane et parfaitement incontrôlable, est la priorité numéro un de la coalition, suivie de près par le contrôle indirect des ressources pétrolières du pays.

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ARISTOCRATIE DE LA MISERE  (Textes) posté le jeudi 31 mars 2011 09:59

Les gens ne sont pas fondamentalement idiots, mais on peut donner cette impression en leur présentant volontairement les choses de façon à ce qu'ils ne soient pas en mesure de les comprendre (c'est le principe du dressage : on présente aux animaux des choses qu'ils ne sont pas en mesure de comprendre, et on les récompense quand ils font semblant d'avoir compris). Se crée ainsi, avec le temps et soigneusement entretenu de génération en génération, un complexe d'infériorité qui permet de leur faire avaler n'importe quoi (des choses les plus indigestes aux plus complexes, ou prétendues telles, qui donnent à certains l'illusion de faire partie d'une élite). Une des conséquences de ce principe est la transmission quasi incestueuse, de père en fils ou en fille et à des degrés divers, sinon d'une certaine idée de la vie, en tout cas d'un certain niveau de celle-ci, et donc, par là-même, l'entretien de la notion de classe sociale. Voilà comment, en règle générale, les pauvres continuent à engendrer des pauvres et les riches des riches, chose qui, à long terme, ne peut qu'entraîner un appauvrissement du tissu social avec le lot de tares et de malformations qui en découle. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les aristocrates, les plus solidement arrimés à leurs traditions, valeurs et patrimoine, passent volontiers pour des dégénérés (ce qu'ils sont indubitablement, mais finalement pas plus que les autres).

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